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Quel avenir pour une médecine officielle fermée sur elle-même ?
Partie 1 : Les limites de la médecine officielle

Par Jacques Benilan,
le dimanche 5 novembre 2017

Les médecins en France constituent une très forte communauté, par une formation très solide d’une part mais aussi par une inévitable relation très étroite avec les laboratoires pharmaceutiques d’autre part. Ces derniers produisent les médicaments dont notre santé a besoin, et pour les médecins, une nouvelle médecine sans médicaments est difficilement imaginable, compte tenu des liens réciproques et étroits créés avec les laboratoires et surtout, de leur incroyable puissance financière, d’où leur surnom de « Big Pharma ».

La médecine officielle française est l’une des meilleures du monde mais …

En France, on n’est pas médecin sans avoir fort heureusement reçu une très solide formation commune, de sept années au moins, dispensée par la faculté de médecine. Et ensuite tous les diplômés sont membres de l’Ordre des médecins dont les Conseils, départementaux, régionaux et national, nous garantissent d’abord leurs compétences.

Pour un bon départ, tous ont signé le fameux « serment d’Hippocrate » qui commence par le noble engagement « d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité ». Mais il n’y est pas précisé qui est plus particulièrement concerné par cette probité, le patient à soigner ou les amis du laboratoire qu’il faut bien remercier de produire, avec efficacité et services, ces médicaments bien évidemment si nécessaires.

Les médecins ont en effet aussi à leur service le LEEM, syndicat patronal représentant tous les grands laboratoires qui fabriquent nos médicaments si appréciés, puisque nous sommes le pays du monde qui en consomme le plus par habitant. Ces grands laboratoires représentent une puissance financière hors normes : le marché mondial en 2016 a été de 882 milliards d’euros et la France en a exporté pour 24 milliards et consommé pour 30 milliards. Les laboratoires français ont donc une part significative dans la production mondiale. Sanofi, notre leader et 3ème mondial, a vendu à lui seul pour 50 milliards d’euros de médicaments, surtout à l’exportation : nos laboratoires savent parfaitement, d’abord par leurs visiteurs médicaux, mais aussi par leurs multiples financements, piloter en continu le corps médical sur les médicaments à prescrire, tout en sachant qu’en général ils soignent mais ne guérissent pas, ce qui est important pour assurer l’avenir de toute la profession, et sans oublier au passage les officines pharmaceutiques.

Une nouvelle contrainte pour les laboratoires est cependant à signaler : le renforcement des obligations de transparence des professionnels médicaux : depuis le 1er avril, il y a une obligation de publication des conventions signées entre acteurs du système de santé et industriels, consultables sur le portail www.transparence.sante.gouv.fr. Cette obligation devait en particulier permettre de connaître les montants des dons des laboratoires aux associations en tout genre, mais il n’est pas aisé d’y trouver le destinataire ni le pourquoi de chaque somme citée.

De plus en plus, que ce soit par une invention aussi incroyable que l’homéopathie, le bon usage des plantes, la médecine dite traditionnelle chinoise, ou encore par d’autres découvertes plus récentes, comme celle des champs magnétiques pulsés, il existe d’autres médecines dites naturelles et aujourd’hui pratiquement toujours rejetées, alors que souvent, elles guérissent vraiment, surtout là où notre médecine officielle ne fait que soigner.

En effet, s’engager à être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité, pour une immense majorité de médecins, c’est refuser tout intérêt pour une pratique médicale non reconnue par le Conseil de l’ordre et accepter sans jugement personnel tout « diktat » ainsi reçu.

N’est-ce pas d’ailleurs le plus sage ? Soigner un patient que l’on reverra régulièrement, c’est bien mais guérir définitivement un patient que l’on choisit alors de perdre, cela devient, même pour un honnête médecin, un vrai dilemme.

La médecine de base, plus réellement, celle qui est « normée » par la Faculté de médecine

Il y a en France 290.000 médecins. L’Ordre des médecins est régi par un Conseil de l’ordre qui exerce en particulier une mission de vigilance souvent fort utile mais dont voici certains évènements surprenants :

- En 2012, deux médecins très connus, les professeurs Bernard Debré et Philippe Even osent publier un livre qui a fait sensation, expliquant que des centaines de médicaments devraient être supprimés pour la nocivité de leurs effets secondaires. Ils écopent de six mois d’interdiction d’exercice et peu après, tous les médias choisissent de se taire sur ce sujet et pire, personne ne s’en souvient aujourd’hui ;

- On constate par ailleurs l’interdiction de toute offre de santé non préconisée par l’Ordre, comme par exemple celle de Loïc Le Ribault, un docteur es-sciences en géologie, non médecin mais inventeur du silicium organique. Loïc Le Ribault avait commis l’erreur, ayant découvert sur lui-même les bienfaits de ce silicium tout nouveau qu’il a su fabriquer, et qui est un incroyable régénérateur du tissu osseux, de le vendre à ses amis et relations, des milliers de Bordelais. Après un séjour en prison, il a émigré dans les Caraïbes, l’a fabriqué là-bas puis est venu prendre sa retraite dans sa Bretagne natale, où il a peu après fini ses jours mystérieusement assassiné ;

- L’Ordre veille à ce que tous les médecins respectent et acceptent ses consignes et tente de radier ceux qui émettent une voix dissonante, en particulier le professeur Joyeux, un médecin extrêmement connu, qui a réuni un million de signatures pour exiger - en vain pour le moment - le retour à la seule imposition du vaccin basique, le DTP. Le professeur Joyeux est connu également par son généreux site internet qui informe chaque semaine tous les Français depuis plusieurs années, remarquablement et gratuitement, sur de multiples aspects de la médecine. Il a plus de 300.000 lecteurs, ce qui dérange certains.

Ces considérations méritent deux commentaires : tout d’abord, la puissance des laboratoires, ou « Big Pharma » pour certains : les grands laboratoires ont aussi récemment joué un rôle fondamental pour faire élire Emmanuel Macron à la présidence. Notre nouveau président en a d’ailleurs remercié Sanofi en lui rendant une visite très confidentielle au lendemain de son élection. Mais il a également été soutenu avant son élection par le docteur Jean-Jacques Mourad, très lourdement subventionné par les Laboratoires Servier, à tel point qu’Emmanuel Macron a préféré l’écarter quand cette liaison est devenue publique. [1]

Toujours est-il que l’étendue des vaccins obligatoires des nouveau-nés, produits en particulier par Sanofi, est un grave problème que Marisol Touraine, ex-ministre n’avait pas osé affronter : mais la nouvelle ministre de la Santé Agnès Buzyn a mis en œuvre sur ordre du président en juillet 2017, la vaccination obligatoire de tous les nouveau-nés avec ces 11 vaccins Sanofi dont 3 seulement vraiment souhaitables, et incluant de nouveaux additifs très possiblement dangereux comme l’aluminium et évidemment un budget très différent.

Les choses bougent toutefois puisque la force populaire a obtenu de la ministre que le Levothyrox, médicament soignant la thyroïde et produit par Merck (US), revienne à son ancienne formulation, car les additifs d’une nouvelle formule trop vite mise sur le marché auraient déjà provoqué en quelques mois chez plus de 50.000 patients français, des conséquences secondaires graves.

J’aimerais pour conclure ce chapitre, connaître un médecin dont la formation n’aurait pas été financée par un ou des laboratoires ou qui n’aurait jamais accepté au moins une fois les sympathiques - bien que très commerciales - invitations des grands laboratoires, pour une soirée en ville ou plutôt une semaine entre amis aux Baléares ou à Bali… Et s’il prescrit plus de six médicaments sur son ordonnance, est-ce bien nécessaire, et le patient ne devrait-il pas vérifier s’ils ne viennent pas tous du même labo ?

C’est, pour conclure, un fait bien normal que des liens solides se soient créés entre les corps de la médecine, de la pharmacie et des grands laboratoires de production de médicaments chimiques : la puissance financière de ces derniers se découvre à travers encore bien d’autres scandales : Servier (le Médiator, dénoncé par le docteur Irène Frachon, pneumologue à Brest), Sanofi (la Depakine, dont on n’a pas fini de parler) et aujourd’hui les 11 vaccins obligatoires et sans doute d’autres à venir.

Que faire alors face aux limites de la médecine officielle française ? C’est ce que nous examinons dans un deuxième article.

Seconde Partie : Les médecines « alternatives »

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