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Interdiction du vapotage : ne marche-t-on pas sur la tête ?

Par Yves Buchsenschutz,
le mercredi 18 octobre 2017

Depuis le 1er octobre un décret du ministère de la Santé inflige à l’e-cigarette certaines contraintes identiques au tabac : interdiction dans les établissements scolaires, les transports fermés, et les lieux de travail collectif fermés, le tout assorti d’un certain nombre de conditions et de nuances… donc de complexité. Mais le vapotage est-il nocif pour l’entourage ? Et si l’on interdit le vapotage, pourquoi ne pas interdire (presque) tout le reste ?

Les cigarettes électroniques, apparues il y a quelques années, sont une solution de remplacement du tabac, qui présentent de nombreux avantages : beaucoup moins – si ce n’est presque pas – de produits toxiques dans le e-liquide qu’elles contiennent, un dosage choisi de nicotine ou pas de nicotine du tout, le choix d’une grande variété de goûts, etc.

Une recherche, assez rapide il est vrai, ne m’a pas permis de factualiser la nocivité réelle de cette pratique (pour l’entourage comme pour le vapoteur lui-même). À part peut-être une certaine accoutumance, mais il y en a bien d’autres, elle a surtout comme défaut de rappeler aux adversaires du tabac, que l’on ne leur a obéi que partiellement. Ceux-ci craignent, si la e-cigarette devient trop à la mode, une recrudescence des fumeurs classiques, par association en quelque sorte.

Le désir, incoercible, d’une catégorie particulière de personnes, de régenter les us et coutumes de leurs concitoyens semble donc n’avoir ni limite, ni cohérence, ni décence. Après l’e-cigarettes, va-t-on interdire les pailles, les bonbons… voire les mamelons des seins ? On ferait mieux de surveiller correctement la composition des produits inhalés.

« En même temps » - comme dirait notre président – certains hommes politiques, probablement les mêmes, envisagent très sérieusement de demander la légalisation du cannabis, lequel semble - quel que soit le bout par lequel on le prenne – être entre quatre et cinq fois plus dangereux que le tabac, sans inclure le risque d’accident pour les autres lorsqu’on est sous influence. Ils sont, en effet, responsables d’un grand nombre d’accidents de voiture à côté de l’alcool. Il paraîtrait que les consommateurs n’arrivent pas à s’en passer, alors que les tabagiques ont, eux, maintenant une issue possible.

Précisons que je ne suis fumeur ni de tabac, ni d’e-cigarette, ni de cannabis.

Relèvent du même tabac, si l’on peut dire, l’interdiction des courses de taureaux, la condamnation de la consommation de viande, la promotion des animaux familiers (car ils consomment des ressources de la planète), l’installation - à l’instigation posthume d’Alphonse Allais – de la campagne à Paris avec Madame Hidalgo, etc. Comme le disait feu le président Pompidou :
« Et si on arrêtait d’em… les Français ? »

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