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"Taxes are not economics, taxes are politics"

le lundi 12 novembre 2012

C’est l’homme inconnu le plus important de l’histoire économique du XXe siècle.

Ce sénateur démocrate voulait se présenter contre Roosevelt aux primaires de 1936. Son programme s’intitulait "Share the Wealth" : 100% tax on income above $1m, 100% tax on wealth above $5m. Devenu immensément populaire grâce à la radio, il a amené Roosevelt à se radicaliser pour ne pas se faire déborder sur sa gauche. D’où le Second New Deal (le socialiste) et l’emblématique surtaxe sur le revenu du budget de 1935 : 75% (on top of the 4% base rate). When challenged about too much taxes being bad economics, Roosevelt’s answer was : "Taxes are not economics, taxes are politics." and he had to "steal Huey’s thunder" (his words). C’est Huey Long qui a amené Roosevelt à trahir sa classe, comme on l’a beaucoup dit, et mettre fin au libéralisme originel des USA. Il a été assassiné en septembre 1935.

75%... sounds familiar ? (Le taux de fait ne s’appliquait qu’à un seul homme : Rockfeller !)

Huey Long = Mélenchon+Piketty, évidemment.

La crise capitaliste cyclique, normale et prévisibble a permis de ressortir du cimetière le zombie du collectivisme égalitariste en France, celui que l’on pensait enterré pour de bon avec la chute du mur de Berlin. So we are having a Huey Long moment.

Quel est l’angle pour interpeller les socialistes donc ? La peur de l’échec.
Sa mesure ? L’absence de croissance du secteur privé. La médiocrité de la performance relative internationale.
Malheureusement, comme avec le New Deal, qui consistait en la même fuite en avant, il est possible pour l’État de confisquer toujours plus en blâmant les rentiers thésaurisateurs et de maintenir cet horrible indicateur de dépenses totales qu’est le PNB. La force et l’opportunité des socialistes ? C’est celle de Schroeder, Blair, Lang : ils sont sans doute les seuls à pouvoir réformer sans guerre civile. Plus de liberté est la clef du succès de la gauche durant ce mandat et son opportunité historique. (…)

Quel angle pour interpeller la droite ? Je pense que l’impact le plus fort, "à la Huey Long", consiste à déplacer le discours radicalement vers la tradition libérale française. Le socialisme-marxisme est un import allogène. Pas le libéralisme. Et de se centrer sans inhibition sur un combat contre l’étatisme. L’État contre la Nation (…) les fonctionnaires contre la Nation !

L’intérêt de la Nation prime sur celui de l’État. C’est la manière de réoccuper le "moral high ground".

La dénonciation doit être radicale pour déplacer le barycentre du débat. Regardez l’impact des pigeons : il me semble symptomatique d’un nombre important de Français qui n’en peuvent plus, qui ont vu qu’il y a un continuum déprimant de gestion immobiliste entre droite et gauche depuis Mitterrand (le désastreux "ni-ni") et que seul l’État y gagne. Le mot-clef antidote est Liberté et il ne fait aucun doute dans mon esprit qu’il a encore une énorme résonnance dans le cœur des Français. La Prospérité par la Liberté. Le modus operandi ? Un pragmatisme gestionnaire, graduel et expérimental, ouvert sur ce qui réussit à l’international. Abandonnons le mythe de l’infaillibilité étatique autiste (…). Les 3 grands partis français (PS, UMP et FN) sont étatistes et liberticides et donc, néologisme crucial : prospéricides. (…)
La solution est libérale. Les 2 camps y ont maintenant leur INTERET. Ne pas raisonner la folie, mais raisonner et appâter l’avidité. C’est une bataille idéologique. Il faut dire aux Français : déconditionnez-vous, reconquérez votre liberté, lisez, lisez, lisez.

J’ai beaucoup voyagé. La France est le plus beau pays du monde. Il est aussi devenu le plus pessimiste. C’est absolument insensé. Cette Nation est désespérée de positivité et notre proposition de positivité doit s’appeler : vivre libre. L’État voit dans l’immense attachement des Français à leur pays une rente intouchable s’il se présente comme la source de prospérité. Le combat contre cette imposture, cette parasitose étatiste qui nous mine, définira l’avenir de notre Nation.

J’ai fait bref, si, si, je vous assure.

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