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Quand l’administration continue de ne pas se soucier des usagers…

Par Jacques-Charles Flandin,
le mercredi 9 novembre 2016

Au travers de sa décision pour les dates de vacances de Toussaint, l’Éducation nationale a encore une fois démontré qu’elle agit bien davantage dans l’intérêt de ses enseignants fonctionnaires que dans celui des enfants et de leurs parents...
Cet article ne vous intéressera pas si vous êtes célibataire ou en couple sans enfants ni petits-enfants plus ou moins à charge. Donc passez tout de suite à la conclusion. Sinon, vous êtes directement concernés :

Comme la plupart d’entre nous, vous n’avez sans doute pas porté attention aux dates des vacances scolaires de fin octobre lorsqu’elles ont été publiées par le ministère. Par contre, lorsque l’établissement scolaire de vos enfants vous a remis la circulaire interne précisant les conditions de fermeture et de reprise, vous avez sans doute été surpris et estomaqués de voir avec quel soin les fonctionnaires prenaient soin des problèmes des parents…

Les dates officielles étaient « fermeture le 19 octobre après la classe et réouverture le 03 novembre matin ». Comme nos fonctionnaires se soucient comme d’une guigne des jours de travail des salariés non-fonctionnaires, personne ne s’est soucié que le 19 octobre était un mercredi avec souvent des activités dites périscolaires. Les annulations ou non de ces activités ont été décidées très localement, ajoutant ainsi à la confusion… De plus, bien entendu, personne ne s’est inquiété des conséquences qu’une interruption et une reprise en plein milieu d’une semaine pouvaient avoir sur les problèmes de garderie, en particulier pour les enfants des classes primaires qu’il n’est pas raisonnable de laisser livrés à eux-mêmes.

Sur le plan pratique, que faire ? Prendre des jours de congé ? Prendre des RTT (merci Martine) ? Mobiliser les grands-parents ? Bref, la galère… En effet tous les parents n’ont pas la possibilité ni/ou l’envie de prendre des jours de congés en milieux de semaine. Sans oublier les problèmes de transport des uns chez les autres. Bien sûr, il y a des garderies ! Mais, là aussi il y a des contraintes, notamment une inscription plus ou moins à l’avance pour des périodes plus ou moins longues, qui ne coïncident pas forcément avec les vacances scolaires…

Et pourtant, quand on veut bien faire preuve d’un peu de bon sens, il aurait été d’une simplicité biblique (pardon pour la référence aux origines de notre civilisation…) de constater que l’on pouvait fermer le vendredi 21 octobre après la sortie et rouvrir le lundi 07 novembre au matin ce qui faisait bien deux semaines d’un seul tenant… Alors, le ministère a tenté une justification hasardeuse en s’appuyant sur le fameux cycle de 7 semaines de travail pour 2 semaines de vacances, en oubliant au passage que pour les vacances de février on trouve bien le moyen de s’arranger…

Nous aurions encore une autre suggestion, tout aussi iconoclaste : « fermer le vendredi 28 octobre au soir et rouvrir le lundi 14 novembre au matin » ce qui aurait fait là aussi deux semaines pleines d’affilée. L’avantage supplémentaire étant que le jour férié du 11 novembre aurait été inclus dans les deux semaines de vacances… Mais… quelle audace ! Cela ferait un jour férié de moins pour les fonctionnaires, jour férié qu’il faudrait rattraper soit par un autre jour, soit par une nouvelle prime… Et puis, cela signifie rester sur un cycle décalé de 8 + 5 semaines de travail. Mais cela n’est ni plus ni moins que ce qui va se passer pour la zone C aux vacances d’hiver pour faire plaisir au lobby des « neigeux ».

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