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Pour des études économiques sensées
Le capital au XXIème siècle de Thomas Piketty
vaut-il mieux que son poids de papier ?

Par Bernard Zimmern,
le mercredi 16 octobre 2013

Les études économiques sont-elles encore sensées ? On peut se poser la question quand on voit des économistes prétendument sérieux sortir des séries qui n’ont plus aucun sens. C’est le cas pour celles sur les inégalités où c’est devenu presqu’une tradition de sortir des résultats qui s’appuient sur ce qu’on désigne comme « revenus primaires », c’est-à-dire avant les prélèvements qui frappent les revenus les plus élevés, et les avantages sociaux qui viennent au secours des revenus les plus faibles.

L’absurdité de ces analyses est d’autant plus frappante qu’avec les évolutions de nos sociétés occidentales vers plus de solidarités, ces avantages sociaux en viennent à constituer l’essentiel des revenus des ménages les plus défavorisés.
C’est ainsi que les dépenses sociales, avec plus de 600 milliards d’euros, sont devenues le premier poste de dépense du budget public, soit près d’un tiers du PIB (Produit Intérieur Brut).

Peut-on encore tirer des conclusions économiques sérieuses lorsque les revenus sur lesquels sont fondés les calculs ne contiennent pas les retraites, le patrimoine le plus important pour plus de 90% des ménages ?

C’est pourtant ce à quoi nous invitent des économistes comme Thomas Piketty.
Cela devient même de la clownerie car il faut aller chercher dans mille pages de texte, mais surtout dans une montagne d’annexes, le bout de phrase où l’auteur avoue sa supercherie.
On ne peut ainsi l’accuser de mentir ; il l’a dit ; il a bien expliqué au fin fond d’une annexe que ses statistiques étaient établies avant prélèvements et redistribution.

C’est, de la part des économistes qui jouent à ce jeu-là, un pari gagnant à court terme car aucun journaliste, même ceux de la presse économique spécialisée, n’a le temps d’aller fouiller un entassement de chiffres, de modèles, de tableaux, pour détecter la magouille géante.

Mais ces économistes sont-ils gagnants à terme ?
En termes de royalties versées par leurs éditeurs, peut-être.
Pour leur propre réputation, certainement pas.

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