Emploi 2017

Des chefs d’entreprises au service de l’emploi

Accueil > Nos combats > Emploi et chômage

Lettre à François Fillon,
un inespéré Président

Par Bernard Zimmern,
le mercredi 23 novembre 2016

Monsieur le Premier ministre,

Pour avoir eu le plaisir d’échanger avec vous dans le passé, je me réjouis à la perspective de vous retrouver conduisant notre pays et ses espoirs. Mais permettez-moi, avec les membres de l’institut IRDEME, d’évoquer ceux qui seront vos principaux adversaires sur la voie du redressement.

Je ne peux parler ici que d’économie, notre première spécialité. ’L’économie conditionne le retour de la croissance et la disparition du chômage, deux conditions fondamentales pour la réussite de votre quinquennat.

Or vos adversaires en ce domaine dominent l’information qui prépare l’opinion et contrôlent l’élaboration des lois et des règlements.

Ils vous diront d’abord que la France est un modèle pour la création d’entreprises alors que seulement 5% d’entre elles - leurs propres statistiques - naissent avec des salariés.

Résultat : moins de 100.000 emplois par an créés en France par les entreprises nouvelles, contre près de 200.000 en Allemagne et 500.000 au Royaume-Uni. Et notre retard cumulé en emplois marchands, hors secteur public, à populations comparables, se situe entre 5 et 7 millions par rapport à ces deux pays. Il nous manque un quart de notre force de travail et, incidemment, un quart des recettes publiques.

Sans une plus forte création d’entreprises et d’emplois, que masquent les torrents de publicité pour nous faire croire que nous sommes les champions des start-up, le marché du travail restera déprimé. Et ce ne sont pas les astuces du RMI, du RSA ou du CICE qui vont vous permettre de réduire la fonction publique et les charges qu’elle entraîne, sans aggraver le chômage.

Ne serait-il pas plus facile d’y remédier et de créer des millions de nouveaux emplois comme l’a fait avec succès David Cameron, puisqu’il s’agirait simplement de copier ce qui a marché notamment au Royaume-Uni ? Ceci veut dire supprimer tout prélèvement autre que la CSG-CRDS sur les plus-values réalisées par une personne physique investissant dans la création ou le développement des PEC (petites entreprises communautaires de moins de 50 salariés).

Car, pourquoi voudriez-vous que ceux qui savent investir, les chefs d’entreprises qui ont déjà réussi, investissent dans de nouvelles entreprises si à côté de pertes de 70%, l’État y rajoute des charges de 30% ou plus, qui rendent d’avance négatif le rendement de l’investissement ? 70% est la moyenne des pertes constatées sur ces investissements, du fait des risques et aléas d’une création d’entreprise.

Vos adversaires de l’intérieur nous objectent depuis 20 ans que vous ne pouvez faire passer des lois qui rendraient encore plus riches ceux qui le sont déjà, car cela contribuerait à créer plus d’inégalités.

Or le succès des économies anglo-saxonnes qui a permis de donner du travail à des millions d’immigrés est dû au fait que le financement de la création et des premiers développements d’entreprises, est assuré à 80% par des entrepreneurs qui ont déjà réussi et dont l’efficacité est sans comparaison avec celui d’administrations au personnel syndicalisé.

Le spectre des inégalités est l’épouvantail agité par des économistes idéologues, pour des objectifs politiques, en dénonçant l’accroissement considérable des inégalités de revenus et de fortune aux États-Unis, ce temple du capitalisme.

Ils oublient simplement de dire que ceux qui sont devenus riches le sont devenus non pas en s’enrichissant sans cause ou sans effort, mais en créant des dizaines de millions d’emplois qui ont permis aux États-Unis d’accueillir en 30 ans une trentaine de millions d’immigrés ultra-pauvres et non éduqués.

L’IRDEME a été heureux de faire justice des mensonges de cette propagande marxisante grâce aux statistiques de la grande enquête SCF de la Banque Fédérale américaine.

L’IRDEME et toutes les équipes qui travaillent avec l’Institut se réjouissent de mettre leurs forces au service de l’effort de vérité d’abord, d’actions ensuite, qui concourront au redressement dont vous voulez être l’animateur et le symbole.

Bernard Zimmern
Président d’honneur de l’iFRAP
Administrateur de l’IRDEME

Messages

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.