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Les Panama Papers, une opération politique

Par Bernard Zimmern,
le dimanche 17 avril 2016

Qui va pouvoir se dresser contre le scandale de la fraude fiscale dénoncée par la publication des Panama Papers ?

Des grosses multinationales et les personnalités richissimes qui s’abritent derrière le paravent d’un paradis fiscal pour ne pas accomplir leurs devoirs fiscaux et priver les états qui les collectent des ressources fiscales permettant à ces états de venir en aide à leurs populations les plus misérables ou les plus nécessiteuses ?
N’est-ce pas une honte ?
N’est-ce pas immoral ?
La première question serait en effet de se demander ce qui est moral et ce qui ne l’est pas.
La loi et la loi fiscale en particulier sont-elles morales ?

Est-il moral de garder les journées de carence (non-paiement des trois premiers jours d’absence maladie non payés) dans le secteur marchand et que le Parlement socialiste ait supprimé la seule journée de carence dans la fonction publique ?

Est-il moral d’interdire les retraites par capitalisation dans le secteur privé mais de l’autoriser pour la fonction publique ?

Est-il moral en d’autres termes que la loi devienne le véhicule qui permet à une catégorie d’obtenir des avantages ou des privilèges aux dépends de tous les autres, parce que cette catégorie a su investir les organismes quoi font la loi ?

D’une vision plus haute de la moralité publique, est-il moral de taxer à mort, au point de les faire disparaître, les motivations à s’enrichir en créant des entreprises et des emplois (nous pensons aux plus- values et à l’ISF) et ainsi de faire disparaître le seul véhicule qui puisse créer des emplois, offrir un avenir aux jeunes, tout cela au mieux pour satisfaire une idéologie, au pire pour conserver ou même développer les emplois des fonctionnaires ou para-fonctionnaires qui distribuent les secours (mais se servent au passage) ?

Une accusation politiquement orchestrée, sans transparence.

On pourrait être heureux de cette fuite qui a permis de mettre sur la place publique comment des hommes politiques ont su se créer des fortunes en se servant de leurs relations ou positions ou comment de grandes sociétés ont su échapper à l’impôt par des combinaisons savantes.

Mais on est d’abord frappé de ne voir citer aucune organisation de drogue ou de banditisme international alors que s’il y a bien des scandales à dénoncer, ce sont les usages des paradis fiscaux par la drogue ou les ventes d’armes. N’est-ce pas au moins aussi important que d’obliger le Premier ministre d’Islande à démissionner ?

Mais l’objectif purement politique de l’opération apparaît lorsque l’on apprend que l’information primaire, les dossiers qui ont été « soustraits » au cabinet d’avocat panaméen, n’ont été présentés qu’à des journalistes sélectionnés et que les autres n’ont pas eu accès à ces bases, pour les contester ou les élargir.
Or la liste des journalistes en question parle d’elle-même : ce sont tous des journalistes dont les orientations de gauche sont solidement confirmées.
Nous l’avons reproduite ci-dessous.
Qui y figure dans les pays que nous connaissons bien ?

>  Pour les États-Unis, toute la constellation des journaux qui soutiennent le parti démocrate, le New York Times, le Washington Post, Huffington Post. Mais pas le Wall Street Journal, conservateur ;
>  Pour le Japon, l’Asahi Shimbun, le journal du parti communiste japonais qui se glisse sous la porte des touristes dans tous les palaces comme l’Imperial de Tokyo sous l’apparence anodine de Japan Times, mais pas le Yomiuri , conservateur, dont le tirage est cependant plus important, ou le journal économique Nikkei ;
>  Pour l’Australie, le Sydney Morning Herald qui est « Labour » mais pas l’Australian qui est « Tory » ;
>  Pour la France, Le Monde mais bien sûr pas le Figaro.

Le parti pris politique des Panama Papers était d’ailleurs prévisible quand on sait qui est l’ICIJ (L’International Consortium for Investigative Journalism (littéralement « Consortium international pour le journalisme d’investigation ») est une émanation du Center for Public Integrity (CPI), et quand on sait qui finance le CPI :

>  la Open Society Foundations de Georges Soros ;
>  La Sunlight Foundation (une autre fondation mise en place par George Soros) ;
>  La Fondation Ford ;
>  La Fondation des frères Rockefeller ;
>  La Fondation de la Famille Rockefeller ;
>  La Fondation W.K. Kellogg.

Il faut se rappeler que les quatre dernières fondations ont toutes basculé à gauche (et elles ne sont pas les seules), avec des orientations exactement opposées à celles de leurs fondateurs car, ne faisant que distribuer de l’argent, elles sont devenues la proie d’arrivistes pour lesquels être social est un paravent. Les nouveaux créateurs de fondation comme Bill Gates ont compris le danger de la trahison du « donor intent » et entendent bien dépenser leur argent de leur vivant.
La publication des Panama Papers a donc été coordonnée dans le monde entier après des mois de préparation.
On ne peut qu’être admiratif devant un tel coup monté.

Dommage que le monde libre, celui qui a pour objectif d’utiliser le capitalisme pour faire sortir les hommes de la misère, n’ait pas de militants de génie comme Soros, dont, inexplicablement, l’objectif est la destruction de ce même capitalisme.

Bernard Zimmern

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Messages

  • Enfin un article qui amène un peu d'air frais dans une atmosphère lourdement chargée par la désinformation permanente que les politiques au pouvoir nous imposent.
    Merci M. Zimmern pour votre vigilance et votre acuité sur les choses de la vie, cela fait plaisir a lire.
    Charles Garnier

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