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Les adversaires du redressement de la France

Par Bernard Zimmern,
le lundi 19 novembre 2012

En produisant dans « petite histoire d’une longue arnaque » écrit en 2002-2004 et qui aurait très bien pu être écrit hier, car après 10 ans, malheureusement, rien n’a changé, il me faut dire pourquoi ces dix ans de batailles se traduisent par un échec. Non pas pour m’excuser mais pour que ceux qui reprendront le flambeau identifient mieux les adversaires de notre société et comment ils opèrent.

La principale raison d’échec est que la bureaucratie qui nous domine interdit à ceux qui voudraient réformer notre pays et donc mettre en danger sa suprématie, de nous procurer le nerf de la guerre : l’argent.
A Paris, ceux qui ont le courage de s’attaquer à cette dictature sont au plus une trentaine, à Londres ou Washington, ils sont des milliers.
On accuse le libéralisme d’avoir corrompu notre pays. Mais la France n’a jamais connu de politique libérale, seulement des parodies.

Les libéraux n’en sont pas responsables. La plupart de ceux que j’ai rencontrés ont fait l’impossible avec les moyens à leur disposition ; c’est simplement que, n’ayant pas d’argent, ils ont fait de la théorie au lieu d’aller sur le terrain montrer que leurs adversaires trichaient.

La force des conservateurs anglo-saxons, c’est d’avoir des dispositifs fiscaux qui permettent de drainer des millions vers ceux qui défendent la société civile contre sa mise à sac par la bureaucratie ; avec des millions, on peut mener des enquêtes et prouver les escroqueries. Quand on n’a pas d’argent, on théorise, on cite Bastiat ou Hayek, on fait appel à la raison et on s’isole pour devenir une petite chapelle qui n’est guère écoutée. Car ce qui porte c’est de découvrir les arnaques et de les dénoncer.

Malgré des taux de déduction fiscale des dons apparemment plus élevés que les anglo-saxons, 66% chez nous contre 50% aux USA, la bureaucratie française est parvenue à éviter que naissent en France des fondations qui lui fassent la vie dure ou la concurrencent. Il y a 600 fondations en France, très « kosher » ; 1,4 million aux USA. 320 milliards de dollars de dons sont collectés par le privé aux USA chaque année ; 2,7 milliards d’euros en France. Mais 30 milliards de subventions sont distribués aux associations, beaucoup des faux-nez de la fonction publique.

Avant de raconter, peut-être, comment, sous une table de conférence, vers la fin des années 1990, j’ai assisté à mon premier conseil interministériel mobilisant des dizaines de hauts fonctionnaires pour distribuer quelques centaines d’euros à des chômeurs, avant de citer les profiteurs de l’État que j’ai personnellement rencontrés, (rassurez-vous, un copie de mon ordinateur est à l’étranger et personne ne pourra me poursuivre en diffamation car j’ai les preuves), ce blog est pour expliquer à ceux qui m’ont soutenu et qui ont cru, comme moi, et croient encore, qu’il est possible de convaincre notre haute administration des réformes à accomplir, pourquoi ce n’était et n’est pas possible.

Je n’avais pas encore compris qu’à Bercy et ce qui gravite autour, on se moque bien de l’ « intérêt général ». Celui-ci n’existe que dans les cours de l’ENA. A Bercy le seul problème qui corrompt les meilleurs est de trouver comment construire une carrière dans cette immense termitière qui vit sur le dos de l’économie française. Pour être promu, il faut contribuer à faire grossir la termitière. Et éviter que le citoyen ne vienne mettre son nez dans le fonctionnement de Bercy.

C’est bien de se trouver les fonds nécessaires pour le faire, malgré eux, qui est l’un des enjeux essentiels de notre pays.

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