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La théorie du ruissellement fausse la compréhension du lien entre richesse et emploi

Par Bernard Zimmern,
le mercredi 2 mars 2016

On connaît la théorie du ruissellement : plus il y aurait de riches dans un pays, plus les dépenses de ces riches alimenteraient les créations d’emplois nécessaires à la production des biens et des services pour satisfaire les besoins de ces riches.

Plus il y aurait de riches, plus il faudrait construire de yachts, de résidences somptueuses, de magasins pour vendre champagne et caviar.

C’est à cette vision que sont associées les statistiques de montée de la population des riches aux États-Unis et dans le monde, dont se repaissent les sites qui dénoncent la montée des inégalités.

Mais les statistiques américaines démontrent que cette vision est complètement fausse.

On n’est pas d’abord riche pour ensuite créer des emplois, soit par ses dépenses (ruissellement) soit par ses investissements.

On commence par créer des emplois en se servant du cash-flow des années écoulées dans une entreprise que l’on a créée, pour investir davantage et créer plus d’emplois. Et c’est après des années de labeur et de prise de risque que l’on finit, avec un peu de chance, par être catalogué au panthéon des riches, c’est-à-dire le « 1 % » tant jalousé ou diabolisé. Ainsi les riches sont devenus riches en étant entrepreneurs et en créant de la richesse et de l’emploi. Contrairement à ce que certains croient, le « ruissellement » est donc concomitant à l’enrichissement et non postérieur.

Le Survey of Consumer Finances de la banque fédérale américaine fournit à cet égard des données quantitatives instructives.

On voit sur le graphique ci-dessous l’investissement cumulé dans leurs entreprises des entrepreneurs qui se classaient dans le 1% dans l’enquête 2013, en fonction de l’âge de ces entreprises.

L’échelle est en milliards de dollars.

On voit que pour un total investi d’environ 5 trillions de dollars, la moitié, soit 2,5 trillions est atteinte en totalisant les investissements d’entreprises de 16 ans d’âge.

C’est la durée moyenne nécessaire pour parvenir dans le « club ».

Le graphique d’après, déjà publié sur ce site et qui confirme qu’on ne rentre pas dans le club des riches en dormant, donne le pourcentage d’entrepreneurs ayant créé leur entreprise et qui sont entrés dans le 1 % en fonction du nombre d’années depuis la création de leur entreprise.

On voit que ce pourcentage est nul au départ et qu’il faut bien attendre près d’une vingtaine d’années avant d’entrer dans le 1%.

Investissement en fonction de l’âge
Ci-dessous pourcentage cumulé d’entrepreneurs ayant créé leur entreprise dans le 1% en fonction de l’âge de l’entreprise.

Messages

  • Le ruissellement le plus important est celui qui rend les produits de plus en plus abordables pour les classes moyennes,
    par exemple les smartphones ou les équipements des automobiles.
    Sans riches pour acheter les nouveaux produits, coûteux au départ, car en petites séries, ceux-ci n’apparaîtraient tout simplement pas.
    Sans riches ou entrepreneurs voulant être plus riches pour oser investir dans des opérations risquées mais à fort potentiel l'économie progresserait moins vite.

  • dilapidez, gaspillez, jetez l'argent par les fenêtres ! mieux encore, soyez élu, là vous toucherez au nirvana des dépenses somptuaires !
    Surtout continuez à édifier des monuments à votre gloire, des aéroports inutiles et autres ouvrages d'une utilité absolue plébiscités par tous les citoyens quels que soient leurs tendances politiques : j'ai cité les "ronds points giratoires" et autres hôtels de régions et de départements, sans oublier les inaugurations de chrysanthèmes ?

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