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La scandaleuse désinformation sur les dividendes

Par Bernard Zimmern,
le jeudi 30 octobre 2014

Dans la cadre de la discussion du PLFSS, le vote d’un amendement par l’Assemblée nationale, avant-hier, le 28/10/2014, imposant aux cotisations sociales les dividendes versés par les SA et SARL, nous rappelle le scandaleux rapport publié par l’INSEE, à la suite d’un questionnement par Nicolas Sarkozy, sur le partage de la valeur ajoutée et des dividendes. D’après l’INSEE, ces dividendes avaient explosé, aggravant le fossé entre capital et travail.
Ce rapport n’a pas été sans effet sur l’opinion publique et sur les mesures anti-capital prises sous cette législature, dont cet amendement, qui accélèrent la montée du chômage.

L’étude sur la répartition de la valeur ajoutée

lundi 8 octobre 2012, par Bernard Zimmern.

Effectuée à la demande de Nicolas Sarkozy, cette étude de l’INSEE dénonçait l’augmentation des dividendes passés de 12 milliards en 1993 à 45 milliards en 2006 alors que la part des salaires avait plutôt baissé.

Cette étude omettait de dire que c’était parce que les entreprises avaient remplacé des emprunts par des augmentations de capital, qu’elles s’étaient désendettées et s’étaient ainsi consolidées contre une crise éventuelle. Mais les dividendes, le rendement du capital, avaient chuté par rapport aux capitaux engagés.
Suite à l’intervention de l’iFRAP, le rapport avait été corrigé mais l’effet sur l’opinion avait été atteint.

La dernière mesure prise par l’Assemblée cette semaine en est encore le reflet. ... lire la suite

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Messages

  • Votre article sur les dividendes est très pertinent. Il faudrait approfondir l’analyse entre les sociétés cotées et les PME. Un des effets du message délirant de Hollande sur l’égalité de traitement entre le capital et le travail, a été de taxer plus durement les dividendes : forfait payé d’avance à 21%, et 36,5% l’année prochaine, et le solde reporté sur les années suivantes en cas de crédit ! Résultat : bon nombre de patron de PME ne distribuent plus ou peu de dividendes, et vivent sur le découvert bancaire ! (ce qui permet de plafonner l’ISF) Il parait que Bercy s’étonne que les rentrées sur ce point sont très inférieures au prévisions, tient donc...
    Combien de temps cette situation ubuesque va durer ?

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