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La haine des riches et de l’excellence

Par Bernard Zimmern,
le mercredi 23 avril 2014

Au lendemain de la dernière guerre, deux communistes réalisèrent que la conquête de la France par le communisme exigeait que la population n’ait plus la possibilité de réfléchir et de remettre en cause les fondements de la dictature. C’était par l’école que cette décérébration devait s’accomplir ; ce fut le plan Langevin Wallon et le pitoyable état de notre éducation nationale en est en grande partie le résultat.

Ce n’est pas un réconfort de voir que, parallèlement, aux USA, les syndicats de professeurs sont parvenus à éviter la mise en concurrence des écoles par les chèques éducation, sauf dans quelques rares endroits comme Harlem, Milwaukee ou la banlieue noire de Washington.

Idéologie ou intérêts se sont conjugués pour créer la haine de l’excellence, particulièrement là où cette excellence se révèle dans la prise de risque et génère récompense.

Notre société privilégie la sécurité, pas le risque, et l’égalitarisme, pas l’excellence ; ce qui élimine tous ceux qui pourraient par leur réussite, troubler l’ordre établi et mettre en danger le pouvoir de ceux qui s’appuient sur la puissance publique pour distribuer cette sécurité et justifier au passage leur rente de situation.

Le piquant est d’ailleurs de voir ces rentiers accuser de vivre de la rente ceux qui prennent des risques.

Mais la haine de l’excellence victorieuse génère pertes de croissance économique, chômeurs, baisse du pouvoir d’achat et pauvreté.

Les moyens de cette victoire se situent malheureusement au cœur même de ce que nous considérons comme la plus grande conquête de notre civilisation : la démocratie. C’est en soufflant sur la haine de l’excellence que les démagogues comme Barack Obama sont parvenus à conquérir la majorité du vote des masses. Les masses s’apercevront-elles qu’elles sont les premières victimes de cette haine à travers le chômage et le recul des revenus ? Un grand signe d’un tel éveil sera celui des élections de novembre 2014 aux USA.

Cette haine de l’excellence et de la récompense du risque laisse des traces redoutables dans l’économie de la première puissance du monde.

L’un des constats les plus troublants de la reprise économique américaine est son caractère anémique. Avec une croissance du PIB autour de 2% et non 4 à 6% comme dans les reprises précédentes. Avec une réduction du chômage, non par des créations massives d’emploi, mais par sortie du marché du travail d’Américains découragés (voir analyse de l’OFCE)

L’un des derniers rapports de la Fondation Kauffman marque en effet un déclin de l’entreprenariat aux USA, cet entreprenariat qui a été à l’origine des plus belles entreprises américaines, celles qui ont permis un taux d’emploi qui, jusqu’en 2008, dépassait les 72% (contre 62 à 64% en France).

Source : U.S. Census Bureau, BDS and Special Tabulation ; authors’ calculations
Note : Trends are calculated by applying a Hodrick-Prescott filter with a multiplier of 400

Plus que la tendance qui est souvent une moyenne mobile, pas une anticipation, et plus que la bulle internet des années 2000, ce qui nous frappe est la décroissance brutale des créations d’emplois après 2008.
La faible reprise américaine, comme cette chute de l’entreprenariat stupéfient les économistes, à commencer par ceux de la Réserve Fédérale, la FED : en noyant les circuits bancaires sous un afflux de liquidités, Ben Bernanke espérait bien relancer l’économie. Or, les emprunts n’ont pas suivi comme le notait en première page le Wall Street Journal.

C’est que pour emprunter, il faut des emprunteurs qui aient des besoins de croissance et pour cela qu’il y ait des entrepreneurs qui aient pris le risque de créer des start-up, hors des sentiers battus.

Or, 70% de ces entrepreneurs, ceux qui ont vraisemblablement fait les expansions précédentes, figurent dans le 1% des plus riches ; ce 1% pris comme cible politique par le président Obama et les prix Nobel Joseph Stiglitz et Paul Krugman. Avec le New York Times et le Washington Post, ils sont les plus fervents défenseurs du parti Démocrate.

Les masses, et particulièrement les pauvres, seront-ils dupés par ces chantres de l’égalitarisme qui sont aussi les fabricants de misère ? Rendez-vous en novembre 2014 pour le savoir.

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