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La France conserve ses démons
L’exemple de François Hurel

Par Bernard Zimmern,
le mercredi 11 novembre 2015

Nous avons déjà sur ce site rappelé l’action néfaste de François Hurel sur la politique française de création d’entreprises et d’emplois.
C’est donc avec un peu de consternation que nous voyons le Figaro économie publier sur la page 23 des pages saumon du 6 novembre un article intitulé « une piste nouvelle pour améliorer la protection sociale des indépendants ».
Tout un chacun pourra juger de la valeur de cette proposition qui consiste à prélever deux fois 5% sur la facturation des prestataires indépendants pour les redistribuer aux indépendants devenus chômeurs.

Mais nous ne pouvons la regarder qu’avec scepticisme en rappelant le parcours de l’intéressé depuis que, conseil du ministre des PME que fut un temps Jean-Pierre Raffarin avant d’être Premier ministre, il n’avait cessé de lancer les réformes gouvernementales dans la création de villages Potemkine débouchant sur le chômage que nous connaissons.

La dernière réforme dont il aurait été l’inspirateur est celle des autoentrepreneurs qui a eu le succès que l’on connaît, en augmentant le nombre de créations d’entreprises françaises d’environ trois cent mille mais dont la plupart sont des zombies. Comme président de l’union des autoentrepreneurs il continue de se « dévouer ».
Rappelons tous les villages Potemkine qu’il a contribué à faire créer dont probablement le summum a été atteint avec les soixante propositions dont il fut l’inspirateur, proposées par le ministre des PME, Renault Dutreil, dès l’automne 2002.

Il est vrai qu’il a été largement aidé dans cette tartuferie par la lâcheté ou le manque de conviction des politiciens de droite qui depuis 2002 n’ont jamais osé introduire ou voter des dispositions capables d’inciter ceux qui le peuvent à investir dans les créations d’entreprises et ont préféré se couvrir avec des montages faisant tous appel aux trucs mis en place par les socialistes sous Lionel Jospin et consistant à faire sortir les chômeurs du chômage en leur proposant de créer des entreprises individuelles.

C’est pourquoi aujourd’hui, nous nous trouvons en France à créer des centaines de milliers d’entreprises avec chacune au mieux quelques milliers d’euros de capital, tandis que les Britanniques ou les Allemands créent dix fois moins d’entreprises, mais dix fois plus d’entreprises naissant avec au moins un salarié – les entreprises dites employeuses –, et disposant d’un capital de départ de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Mais bien entendu, toutes ces réformes ont été mieux que rien… Mieux que rien, le grand alibi de ces faux réformistes.

Messages

  • Comme d'habitude : une claire et documentée dénonciation des habiles crétins qui ne pensent qu'à dépenser l'argent des autres pour en tirer un profit personnel. Malheureusement ils réussissent le plus souvent. Ne serait-ce pas une faille inévitable du principe démocratique ?

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