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La fiction des inégalités croissantes détruit l’Amérique

Par Bernard Zimmern,
le mercredi 22 octobre 2014

« The growing gap between the rich and everyone else narrowed slightly during the Great Recession but has since accelerated, Yellen said in a speech at a conference in Boston on economic opportunity. And robust stock market returns during the recovery helped the wealthy outpace middle-class America in wages, employment and home prices.
"The extent and continuing increase in inequality in the United States greatly concerns me," Yellen said. "By some estimates, income and wealth inequality are near their highest levels in the past hundred years."”
 [1]

C’est ce qu’aurait déclaré Janet Yellen le 10 octobre 2014 à Washington ;
Janet Yellen est la nouvelle présidente de la Fed qui a remplacé Ben Bernanke. Elle a été nommée par Barack Obama.

Une raison possible de cette déclaration est que les élections générales sont proches ; et le parti Démocrate, avec Barack Obama, cherche à cacher leurs multiples erreurs et échecs derrière la lutte contre les inégalités, un thème permanent de la politique que Karl Marx a si bien développé dans la lutte des classes. Et qui marche d’autant mieux que le poids électoral des pauvres est beaucoup plus grand que celui des riches du simple fait de leur nombre.

Mais sur le plan des faits, il s’agit de la plus grande falsification que l’histoire économique ait connue et cette falsification est en train de détruire le seul mécanisme par lequel les pauvres pourraient échapper à leur paupérisation.
En effet, mesuré sur une vingtaine d’années, les revenus des plus riches, plus précisément du 1% les plus riches, n’ont pas varié ; ils ont évolué avec la conjoncture économique, montant jusqu’en 2008, s’effondrant en 2009 et remontant peu à peu aux niveaux antérieurs.

Les seuls dont le patrimoine et les revenus ont explosé sont les très très riches, non pas le 1% les plus riches, même pas le 1 pour mille, mais le 1 dix millième ou 1 cent millième.
En fait, ceux dont la richesse a explosé sont les milliardaires, ceux qui figurent dans la liste de Challenges ou de la revue Forbes.

Il est vrai qu’alors que la croissance du foyer moyen aux USA était seulement de 3 à 4% par an (sur ce point les chiffres de croissance zéro, publiés par certains économistes comme Thomas Piketty, sont simplement des affabulations comme l’on montré des économistes sérieux), la croissance de la fortune de ces milliardaires était proche du doublement annuel.

Intolérable ? Les bénéfices de la croissance confisqués par une poignée de super-riches ? À la différence que ces super riches n’ont pas confisqué la croissance à leur profit, ce sont eux qui l’ont faite. Sans eux la croissance moyenne de 3 à 4% n’aurait pas existé.

La preuve ? Comme montré par la revue Forbes, 67% de ces milliardaires sont nés sans fortune et sont devenus riches par le seul génie des entreprises qu’ils créaient. En fait, ce sont non plus 67% mais 90% des milliardaires dont les grands-parents étaient sans fortune ; ce sont eux ou leurs parents qui ont fait la richesse de l’Amérique.

Le discours de Yellen comme celui d’Obama et la dénonciation des inégalités pour se faire réélire est ce qui risque de détruire l’économie américaine, ou du moins d’en paupériser les masses comme cela est en cours en France au lieu de contribuer à les faire sortir de la misère matérielle.

Ce discours égalitariste est en fait pain béni pour tous ceux qui vivent de la redistribution des richesses, essentiellement des fonctionnaires, car il donne une justification à leur existence et à l’extension de leurs interventions.
La France y a déjà largement succombé et en grande partie l’Europe.
Tous ceux qui ont travaillé sur les programmes européens savent que c’est un vrai gâchis d’argent public, heureusement limité par la résistance d’un certain nombre de pays.

L’option n’est pas entre l’austérité et la relance économique par les états ; celle-ci ne peut qu’échouer comme l’a encore démontré la très faible reprise américaine malgré les trillions de dollars dépensés par le budget fédéral.

La seule option est entre sombrer dans la misère en rognant sur tous les revenus pour les engloutir dans le non travail des services publics ; ou multiplier les créations d’entreprises en desserrant toutes les paralysies infligées à l’économie par les fonctionnaires pour justifier leur existence.


[1" Le fossé croissant entre les riches et les autres s’est réduit un peu durant la Grande Récession mais s’est creusé depuis, a indiqué Yellen dans un discours prononcé lors d’une conférence à Boston sur l’égalité des chances. Et les profits robustes du marché boursier durant la reprise ont aidé les riches à dépasser la classe moyenne américaine en salaires, emplois et prix des résidences.
« L’importance et l’accroissement continu des inégalités aux États-Unis m’inquiètent profondément » a dit Yellen. « D’après certaines estimations, les inégalités de revenu et de patrimoine approchent leur plus haut niveau des cent dernières années. » "

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