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L’OBS aidé par les égalitaristes

Par Bernard Zimmern,
le dimanche 14 décembre 2014

Le numéro de l’OBS ( ex. Nouvel Obs) daté du 20 11 2014 est intéressant car il dévoile à grande échelle quel est le gang des égalitaristes qui essaient de nous faire croire que les inégalités sont devenues le premier problème de la planète alors qu’ainsi, ils attaquent les entrepreneurs qui en font la richesse et la seule chance d’un avenir plus heureux pour les plus pauvres et les jeunes.

L’Obs marque bien page 42 bas de deuxième colonne que ce sont en effet les très hauts revenus qui sont concernés.
Nous citons les mots repris de T.Piketty : « …les inégalités, un sujet qui obsède les classes moyennes [les classes moyennes américaines ont répondu non aux récentes élections, NDLR], dont les revenus stagnent et baissent tandis qu’une élite, le « millime supérieur », capture l’essentiel des fruits de la croissance ».

Mais en visant les très hauts revenus, l’OBS et Piketty n’ont pas vu que ce sont pour plus des deux tiers des entrepreneurs, qu’ils sont devenus riches à travers leurs entreprises, en prenant des risques souvent énormes et que ce ne sont pas ceux qui profitent de la croissance mais ce sont ceux qui la font. Rappelons que 90% des milliardaires américains avaient des grands parents qui étaient pauvres ou pas riches et ils ne sont devenus milliardaires que grâce à leur génie innovateur et aux entreprises qui ont matérialisé ce génie, par là même créant des centaines de milliers ou même millions d’emplois.
Bel exemple de myopie économique … au service d’un discours idéologique, lutte des classes.
Les mettre au pilori, c’est dénoncer ceux qui créent des emplois et l’Obs comme T.Piketty peuvent être considérés parmi les plus grands contributeurs du chômage qui détruit notre pays.

L’Obs va citer à l’appui de son panégyrique toute une série de luminaires de gauche mais pas les chercheurs américains pourtant de haute volée comme Richard Burkhauser ; et pour cause : ils ont montré que les thèses de T. Piketty étaient complètement fausses et que le revenu américain des classes moyennes avait bien crû avec le PIB soit autour de 50% dans la période examinée au lieu de 3% d’après T. Piketty.

Mais à l’appui de son dithyrambe, l’Obs cite un certain nombre de luminaires dont il est intéressant de comprendre pourquoi ils sont cités.

Y figurent en effet non seulement le très obligé Joseph Stiglitz dont les thèses sont identiques à celles de Piketty et qui en fait s’appuie sur les mêmes séries statistiques truquées de Piketty, et Saez (les revenus tirés des impôts et non corrigés des aides sociales ou des impôts sur les plus riches). Mais on y retrouve d’autres noms familiers de la gauche égalitariste.

On peut citer en tout premier lieu Olivier Blanchard, économiste en chef du Fonds Monétaire International. Il fait l’éloge du travail de T.Piketty : « un extraordinaire travail de moine » en oubliant de dire qu’il est celui qui a fait venir Piketty et Saez, frais émoulus de Normale, pour les parachuter à l’université Stanford, en Californie. Emmanuel Saez est resté à Berkeley mais continue à collaborer avec Piketty.

Blanchard est une personnalité influente car il est parvenu à faire condamner la montée des inégalités par Christine Lagarde.

On peut citer en second lieu Pierre-Alain Muet qui a été conseil économique de Lionel Jospin, Premier ministre, et a créé pour ce dernier le Conseil d’analyse économique. C’est sous sa présidence que François Bourguignon a remis à ce conseil un rapport sur les impôts en France montrant que les prélèvements obligatoires n’étaient pas plus élevés en France qu’aux USA.
Nous avions montré en 2000, dans Les Profiteurs de l’Etat, que Bourguignon avait fait une erreur représentant la bagatelle de 11% du PIB, et une erreur qu’il était impossible de justifier pour quelqu’un se disant économiste.

Le même Pierre-Alain Muet, député PS, se fait lui-même l’apologiste, dans la brève eulogie de Piketty (« une formidable synthèse historique et théorique »), de Stiglitz et Krugman, les deux piliers nobélisés de la gauche américaine.

Nous arrêterons là cette courte description, mais si on rapproche cet article de l’Obs d’autres papiers sortis par les médias français dont on rappelle que les inspirations américaines sont uniquement les medias démocrates, on peut se demander si nous ne sommes pas rentrés dans une période de lavage de cerveaux qui nous rappelle des heures sinistres de notre histoire.

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