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L’expérience Roosevelt anti plus-values : la récession

Par Bernard Zimmern,
le mercredi 21 octobre 2015

Les socialistes de tous bords font toujours campagne contre les hauts revenus au nom de l’égalité et leurs premiers ennemis sont les plus-values.
Mais c’est ainsi qu’ils créent la récession et le chômage.

Rappelons qu’aux USA plus des deux tiers des hauts patrimoines sont détenus par des entrepreneurs qui ont créé leurs entreprises et qui sont en très grande partie responsables des emplois créés dans l’économie américaine.

La campagne contre les plus-values a vu l’apogée de son succès en France en 2012 ; et depuis, le chômage ne fait que s’aggraver.

Mais elle est également l’un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle américaine car Hillary Clinton en a fait l’un de ses drapeaux en proposant un taux marginal de 43,4% sur les plus-values réalisées dans les deux ans de l’achat.

Rappelons que le taux était de 15% à la fin de la présidence Bush et qu’Obama l’avait remonté à 20%.

L’histoire se répète car, comme le rappelle le Wall Street Journal, cette politique anti plus-values a déjà été testée par Franklin Delanoo Roosevelt pendant la récession de 1937–1938.

Le taux était alors 12,5% et fut porté par paliers après 1934 à 63% pour les plus-values réalisées avant deux ans, et des taux dégressifs avec la longueur de la détention (quelques ressemblances avec la loi française ? Alors que les Britanniques exemptent de tout impôt sur les plus-values la revente de titres de start-up détenus depuis plus de 3 ans).

En outre, la loi de finances pour 1936 ajouta un impôt sur les profits non distribués par les entreprises, un impôt qui aurait ravi Thomas Piketty qui l’ajoute toujours dans le calcul des revenus.

En 12 mois, l’indice Dow Jones chuta de 41%. Et l’investissement dans les entreprises chuta de plus d’un quart.

C’est sous la colère populaire, devant la récession, que le Congrès désavoua Roosevelt et réduisit, entre autres, les prélèvements sur les plus-values à 15%. Roosevelt, de façon inusuelle, ne signa pas la loi pour marquer son désaccord mais n’opposa pas de veto et le Dow Jones remonta de 111 en avril à 152,3 en novembre. La récession stoppa le mois suivant et la croissance économique repartit : 8% en 1939 et 8,8% en 1940.

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