Emploi 2017

Des chefs d’entreprises au service de l’emploi

Accueil > Les impasses > Politique énergétique

L’électronucléaire et l’EPR de Flamanville

Par M. Reyne,
le mercredi 13 mai 2015

A grands coups d’approximations (les données de l’ADEME, association étatique, sont fausses) on peut estimer a priori que chaque REP (réacteur à eau pressurisée) produit un CA (chiffre d’affaires) de 1 million d’euros/jour ou 17 milliards d’euros/an pour le parc. Et si celui-ci est prolongé de 10 à 20 ans (comme les centrales US du même type), ceci représenterait 170 à 340 milliards de CA supplémentaires. Ce qui compenserait largement le coût du « grand carénage » (55 milliards d’euros), de l’enfouissement des déchets (10 milliards) et du démantèlement (5 milliards).

Le fera-t-on ?

L’EPR (European Pressurized Reactor) est lui estimé à 9 milliards d’euros, et, malgré ses déboires (éventuels), il devrait produire 600.000 milliards de KWh durant sa vie (60 ans), pour un coût de 13,3 euros/MWh (megawatt-heure). Même en triplant ce coût pour tenir compte de la maintenance, des déchets, et du démantèlement, on arrive à environ 40 euros/MWh, loin des 100 estimés.

On peut se demander pourquoi la cuve (526 tonnes) a attendu son montage sur site pour vérifier ses caractéristiques, ou, si l’on a entre-temps, changé les normes de sécurité ?
La décision de poursuite ou non de l’opération appartient à l’ASN (Agence de Sureté Nucléaire), et tout se passe comme si l’on avait attendu un démarrage de l’EPR (possible) pour pouvoir arrêter Fessenheim, promis aux écologistes par le gouvernement Hollande

Quoi qu’il en soit, un nouveau retard de l’EPR de quelques années condamnerait la filière nucléaire française… et nos exportations potentielles.

De plus, les cuves des 2 EPR chinois furent également réalisées par AREVA.

Quant aux ENR (Energies non renouvelables), il faut compter de l’ordre de 180 euros/MWh pour l’éolien terrestre, 250 pour l’éolien en mer et le solaire. Auxquels il faut ajouter le coût d’un réseau supplémentaire et un investissement pour compenser les aléas d’une énergie intermittente.

Peut-on compter sur les ENR pour assurer notre avenir énergétique ? C’est l’optique des ayatollahs verts.

Les subventions aux ENR sont arrêtées en Angleterre et en Espagne, 14.000 éoliennes ne fonctionnent plus aux USA, et, le coût de la transition énergétique en Allemagne est évalué à 1.000 milliards d’euros (sans pouvoir arrêter les 8 REP restants et sans réduire le taux élevé de CO2 produit par les centrales à charbon ou à gaz).

En quoi sommes-nous perdants ?

Il n’y a eu aucun irradié a Fukushima (dont les réacteurs fonctionnaient à l’eau bouillante –non contenue dans une enceinte pressurisée - contrairement aux REP), et sans enceinte de confinement, comme à Tchernobyl (qui appartenait à la filière graphite-gaz, arrêtée en France) alors que ces enceintes existent dans les EPR.

Enfin, les mines de charbon provoquent annuellement un millier d’accidents et le barrage des Trois Rivières, en Chine, a induit le déplacement d’un million de personnes qui ne retrouveront plus leur lieu de naissance, englouti sous les eaux.

Heureusement, nos anciens, qui ont fait « les trente glorieuses », ne connaissaient pas « le principe de précaution » (ou plutôt d’irresponsabilité) lorsqu’ils ont créé, en moins de 20 ans, nos 58 réacteurs nucléaires, qui nous fournissent toujours l’un des courants électriques les moins chers du monde. Il est à craindre que, sous la présidence de Hollande, nous ayons perdu notre prédominance et que nous restions loin derrière les Chinois et les Russes

Après avoir perdu THOMSON (radio-TV), PECHINEY (aluminium), ARCELOR (acier), VETROTEX (fibres de verre), RHODIA (technoplastiques), ALSTOM (turbines-alternateurs)… sans compter dernièrement LAFARGE (ciment) ou ALCATEL (télécom)… et le CLUB MED (tourisme), sommes-nous encore prêts à abandonner le nucléaire ?

Messages

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.