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Kiev, Russie et gaz de schiste

Par Bernard Zimmern,
le dimanche 16 mars 2014

La position des gouvernements français, que ce soient celui de Nicolas Sarkozy ou celui de François Hollande sur l’interdiction des forages pour le gaz de schiste, apparaît désastreuse à la lumière du drame ukrainien.

L’Europe dépend de la Russie en effet pour environ un tiers de sa consommation de gaz. Tout cela à cause de la peur que suscitent les écologistes sur les conséquences des forages.

Le film qui a peut-être le plus contribué à étendre cette peur est Gasland où l’on voit l’eau courante dans un évier s’enflammer. Mais comme l’a remarqué un physicien, il s’agit probablement d’un trucage car la solubilité du méthane dans l’eau est trop faible pour permettre de maintenir ou de créer une telle flamme. Et il est vraisemblable qu’une bouteille de butane avait été installée sous l’évier et raccordée au réseau d’eau pour permettre de telles images.

Mais la réalité plus sérieuse du gaz de schiste est que nos politiques sont incapables d’enquêter et de raisonner, autrement ils auraient rapidement constaté que l’exploitation du gaz de schiste, correctement exécutée, ne fait courir aucun danger :

> les nappes phréatiques sont à des profondeurs beaucoup plus faibles que le gaz de schiste qui se situe à plus de 3.000 mètres. Elles sont très souvent traversées par des puits de pétrole, sans être souillées, grâce à des cuvelages bien faits ;

> la quantité d’eau nécessaire pour ces forages n’est pas différente, par kilocalorie extraite, de celle nécessaire dans une centrale classique ou atomique ;

> les additifs ne présentent aucun danger pour la santé et on peut les déguster.

Nous pensions que la France était une nation moderne où le vaudou n’était plus pratiqué. Est-ce un retour aux pratiques secrètes auxquelles nos politiciens s’adonnent massivement ?

PS. La vraie question est de se savoir si l’exploitation du gaz de schiste français serait rentable ; car l’exemple de la Pologne montre que ce n’est pas garanti. Mais pour le savoir, il faut faire des forages d’exploration. Si le gaz s’avérait rentable, ce sont environ 100.000 emplois qui seraient créés d’après les meilleures estimations, et des emplois de haute technicité qui font la richesse du Nord Dakota aux USA.

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