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Inflation fonctionnaires et prélèvements depuis Giscard ont cassé la croissance

Par Pierre Lafronde,
le dimanche 19 mai 2013

Il existe une corrélation très nette entre le taux de prélèvements obligatoires (impôts, taxes, cotisations et contributions sociales) et le taux de croissance comme le montre le graphique suivant :

C’est à partir de 1974 que tout dérape. Le premier choc pétrolier coïncide avec l’arrivée au pouvoir des premières promotions de l’ENA, coproduction en 1945 de Maurice Thorez, vice-président du Conseil et secrétaire général du Parti communiste français et de Michel Debré gaulliste.

Les deux figures emblématiques de ces « énarques » seront Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac. L’État s’auto-investit alors d’une mission générale de gestion des affaires économiques et sociales de la France et pour cela il lui faut des moyens. On assiste alors à une croissance rapide des prélèvements, des effectifs de la fonction publique d’État : 1,4 million en 1966 ; 2,2 millions en 1976 ; 2,5 millions en 1986. Effectifs qui se stabilisent pour l’État mais qui ont explosé pour la fonction publique territoriale qui comptait en 2010 presque 1,9 million de fonctionnaires.

Il faut noter que l’expansion de l’État central s’est faite essentiellement hors des fonctions régaliennes (justice, défense, police). Il est embauché 7 fonctionnaires dans les fonctions non régaliennes pour 1 dans les fonctions régaliennes. (voir dossier 33/34 1992 des Dossiers de l’iFRAP).

Les ressources détournées de la production marchande vont se perdre dans les méandres des initiatives publiques les plus diverses. Il en résulte une baisse sensible de la croissance. À tel point qu’aujourd’hui la France est en récession.

Au motif de corriger les inégalités on pille les uns pour faire l’aumône aux autres. Incapable de maîtriser les budgets on endette le pays dans des proportions jamais vues en temps de paix. Au total on installe un chômage de masse qui est la plus grande source d’inégalités que l’on puisse imaginer ; on offre à ses fonctionnaires sécurité, régimes spéciaux coûteux et la haute fonction publique, les rangs A, se transforme en une petite noblesse qui courtise les élus, parfois frondeuse, prête à à peu près tout pour conserver ses privilèges avec pour noble devise : « Après moi le déluge ! »

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