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Emmanuel Macron, à New-York, demande à Joseph Stiglitz comment créer des emplois

Par Bernard Zimmern,
le mercredi 7 décembre 2016

De notre correspondant aux USA,

On sait qu’Emmanuel Macron est en faveur de la multiplication des milliardaires : comme il le dit, il n’y a pas conflit avec les milliardaires au sein du parti communiste chinois puisqu’ils sont tous membres du parti. Il est plus surprenant d’apprendre qu’il est parti consulter Joseph Stiglitz à New-York sur la façon de sortir la France du chômage et de créer des emplois…

On sait que Joseph Stiglitz est prix Nobel d’économie et fait bénéficier de sa très grande expertise toute la presse conservatrice américaine, du New York Times au Los Angeles Times en passant par le Washington Post et le Dallas Morning News.

Suivant des sources non confirmées, au cours de leur rencontre, Joseph Stiglitz aurait indiqué à l’ancien ministre de l’Économie que le principal problème de la France n’était pas dans des aides sociales trop élevées mais dans le manque de travail disponible. Il aurait rappelé que répartir le travail n’était pas la solution, que le travail dans une économie n’était pas une denrée en quantité finie, mais qu’elle dépendait du nombre de nouveaux entrepreneurs prêts à prendre des risques et des financements que ces entrepreneurs recevraient d’autres entrepreneurs ayant déjà réussi.

Il aurait rappelé à Emmanuel Macron que toutes les études faites par la Small Business Administration - à commencer par celles de Robert Gaston de 1988-1990 - démontraient qu’avant le capital-risque, les start-up dépendent du financement des Business Angels ; la loi de 2011 de Barack Obama avait aidé à ce que l’investissement des nouveaux entrepreneurs par les anciens entrepreneurs à succès soit la clé des pépites et licornes américaines. Cet investissement serait bien plus considérable que celui du « venture capital » de la Silicon Valley ou le financement par l’argent public, qui, heureusement d’après Stiglitz, est quasiment inexistant aux USA.

D’après lui, la création massive de nouvelles entreprises est la clé de la sortie du chômage mais pour y parvenir, il faut faire comprendre que créer des emplois est aussi la seule façon de devenir riche ou même très riche et qu’il faut donc, non seulement encourager les jeunes à devenir millionnaires ou milliardaires comme en Chine, mais mettre en place un système fiscal qui élimine toute taxation des plus-values sur les investissements dans la création et le développement des entreprises nouvelles. C’est une condition pour que se multiplient ces patrons d’entreprise ayant déjà réussi qui apportent à ces start-up leur argent mais aussi leur expérience.

Espérons qu’Emmanuel Macron, s’il est élu président de la République, saura appliquer les conseils d’un très grand expert économique.

Nota bene : les recommandations de Joseph Stiglitz paraissent largement fondées, car les investissements des Business Angels (BA) américains seraient de 23 milliards de dollars, ceux des BA français de 60 millions d’euros. Les BA américains ne sont individuellement pas très riches puisque leur fortune moyenne est estimée à environ 5 millions de dollars, mais s’entre-aidant de génération en génération, ils seraient maintenant plusieurs centaines de milliers.

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