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Efficacité de l’investissement industriel américain et plus-value

Par Valérie Pascale, Bernard Zimmern,
le mercredi 4 mars 2015

Un important élément pour apprécier l’efficacité de l’économie d’un pays est de mesurer l’accroissement de valeur produite par l’investissement pour cette économie.

Nous avons peu de mesures de la valeur sinon celle donnée par les patrimoines.

L’exercice, plein d’embûches, auquel nous nous sommes livrés est de rapporter l’investissement total net dans l’industrie américaine à l’accroissement de valeur du patrimoine industriel correspondant.

C’est une première tentative et nous serons heureux de recevoir vos critiques et suggestions.

L’investissement industriel [1] aux États-Unis fait dans la période 1998-2007 est de 8.4 trillions en dollars constants 2007. D’après Arthur B. Kennickell de la Fed (SCF), l’augmentation des patrimoines des ménages, hors immobilier résidentiel, comprenant les entreprises individuelles, l’immobilier industriel, l’investissement financier, est de 16.6 trillions.

On peut en déduire que l’investissement industriel a doublé de valeur, et donc la plus-value des ménages faite sur l’investissement est égale au montant de leur investissement.

Il est clair que la taxation des plus-values est très vite un frein considérable à l’investissement puisque la plus-value représente autant que l’investissement.

Le rôle du centile le plus riche.

Le total des patrimoines américains est passé dans la même période de 26.9 à 43.5 trillions en dollars constants 2007. Sur ce total, les ménages du centile le plus riche (1%) pèsent, selon les analyses, entre 40% et 50% du total du patrimoine industriel, dont un peu plus de 20% représentés par les petites entreprises individuelles (donc en volume, près de la moitié du patrimoine industriel de ce centile, et, en nombre, trois quarts des foyers appartenant au 1%). Ceci mesure bien le poids considérable du 1% dans l’investissement industriel américain et la part très importante des petits entrepreneurs à la tête des petites entreprises [2].

Discussion

1. Nous n’avons pas tenu compte de l’investissement ni du patrimoine des entités hors ménages, notamment les fondations et l’État ;

2. Nous n’avons pas tenu compte non plus du monde extérieur aux États-Unis qui est intervenu par l’investissement aux USA, mais aussi dans le patrimoine financier des ménages par leur investissement à l’étranger.
Il faut simplement noter que le déficit de balance des comptes américain est sensiblement égal aux bénéfices ou plus-values faites par les filiales américaines à l’étranger ;

3. Nous n’avons pas tenu compte de l’investissement financier non compris dans l’investissement industriel, mais l’épargne nette américaine est à peu près nulle. [3]


[1Net private domestic investment

[2Avec 5 millions de dollars de capitaux propres en moyenne par entreprise.

[3L’épargne nette américaine est de l’ordre de 0,5% du PIB par an sur la période 1980-1997 contre 10 à 15% en France.

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