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Comment créer rapidement et massivement des emplois

Par Bernard Zimmern,
le dimanche 27 avril 2014

Nous pensons que le chômage français actuel est l’enfant du manque de créations d’entreprises naissant avec salariés, parce que Bercy et la DLF ont systématiquement refusé depuis 30 ans de mettre en place les mesures fiscales qui pousseraient ceux qui ont de l’argent à l’investir dans les créations d’entreprises. Nous espérons le prouver dans un colloque qui se tiendra le 29 avril 2014 à la Maison de la Chimie à Paris.

Mais si nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas de redressement du chômage solide à terme sans vote des mesures correctives poussant ces riches à investir et à créer 200.000 emplois de plus par an, il est clair que ces mesures mettront des années à produire leurs effets et que la situation du chômage exige des mesures à effets plus rapides et massifs.
Nous espérons allonger cette liste mais voici déjà quelques exemples, le plus important étant celui de la santé traité dans un article parallèle.

I. L’exemple de la Radio Télévision

L’exemple le plus fameux en France est celui de la loi du 19 juillet 1982, promise pendant sa campagne par François Mitterrand, et résumée par « la communication audiovisuelle est libre ».

Avant 1982, radio et télévision étaient considérées comme monopoles publics.
Seules pouvaient émettre 3 chaînes publiques de télévision, Radio-France créée le 1.1.1975 pour succéder à l’ORTF et quelques chaînes dites périphériques RTL, Europe 1, RMC avec des émetteurs situés à l’étranger ou à Monaco.

Au total, quelques milliers de salariés.
Dans la foulée de la loi de libération de 1982, il va se créer dans les années 1980, 1.500 stations de radio dans les bandes de fréquence FM libérées.

En 2003, une note de l’INSEE dénombrait 16.486 emplois dans la radio et 37.830 dans la télévision, plus de la moitié se situant dans des entreprises de plus de 20 personnes.

Un bond de près de 50.000 emplois qui s’est poursuivi depuis, mais à un rythme plus modéré.

II. Le travail du dimanche

Il n’est pas question de pousser les croyants à abandonner le culte mais d’affirmer qu’aller à la rencontre de Dieu chaque semaine n’est pas incompatible avec les besoins familiaux, et de reconnaître que le dimanche est bien le seul jour, pour ceux qui travaillent, pour aller explorer dans les grands ou petits magasins ce qui est nécessaire (mobilier, vêtements, etc.) à la famille.

Les Américains sont beaucoup plus religieux que les Français ; leur participation à un office religieux le dimanche serait d’environ 50% alors qu’en France, pour les catholiques, il serait tombé autour de 15%. Pourtant, presque tous les états américains permettent le travail le dimanche ; mais la pratique est que la matinée est consacrée à Dieu, l’après-midi et la soirée au « shopping ». Et le personnel vendeur est largement dédommagé, les syndicats ne s’y opposent pas, car ces heures sont plus payées que les heures « normales » de la semaine.

Nous avions calculé à partir de l’exemple britannique qui a supprimé l’interdiction du travail du dimanche vers la fin des années 1990 que transposé en France, cela créerait environ 200.000 nouveaux emplois.

Que ceux qui ont encore un doute se fassent inviter à Sydney Australie et aillent dans la Cité de Sydney et sur le bord de la baie le dimanche après-midi. Et qu’ils se disent que jusque vers le début des années 1980, tout était désert, avant que les Australiens ne lèvent l’interdiction de travailler le dimanche.

III. Le gaz de schiste

Les statistiques américaines indiquent que les emplois créés aux USA par les besoins de l’extraction du gaz de schiste seraient de l’ordre de 700 à 800.000, et sont des emplois de haute qualification car cette extraction nécessite des technologies extrêmement pointues où d’ailleurs les entreprises françaises sont en pointe… aux USA ! Ce chiffre ne comporte pas les emplois induits créés par l’arrivée d’une énergie bon marché ou par son exportation, simplement ceux créés pour son extraction.

En appliquant une règle de trois à partir des populations et des PIB, ce sont plus de 100.000 emplois directs rapidement mobilisables qui sont en jeu.

Les craintes des écologistes sont peu fondées car le gaz est cherché à des milliers de mètres en dessous des nappes phréatiques et les additifs de fracking parfaitement buvables par les êtres humains.

La seule vraie question est de savoir si le gaz de schiste français est exploitable dans des conditions économiques semblables à ce qu’elles sont aux USA, mais pas comme en Pologne qui a dû abandonner ses espoirs. Encore faut-il faire des tests. L’interdiction des tests votée à la fin du quinquennat Sarkozy était peut-être politiquement rentable, elle a été désastreuse sur le plan de l’indépendance énergétique et de l’emploi.

Messages

  • Les emplois sont dans les PME, voire les TPE. Près de 80% des emplois sont dans des structures de 10 salariés, donc gérées par un patron propriétaire (ce qui est mon cas personnel)
    Si on veut vraiment créer des emplois, je suggère :
    > passer les seuils de 10, 20 et cinquante, respectivement à 50, 150 et 300 salariés.
    > passer l’IS à 17 %, ou à la moyenne européenne.
    > ne plus taxer les dividendes comme les salaires, mais beaucoup moins, avec un écart significatif.
    > supprimer l’ISF.
    > rendre ces mesures pérennes et irréversibles.
    Et toutes ces mesures, mise en place d’un seul coup (un "choc" en quelque sorte..), garantiront un développement considérable.
    Mais je ne vois pas actuellement un homme politique capable de les annoncer....

  • maintenir les gens dans l’assistance est peut etre mieux pour hollande

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