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Ces nouveaux riches qui font du social

Par Bernard Zimmern,
le dimanche 24 avril 2016

L’une des très grandes règles observables sur les stars qui sont à la une des médias, c’est qu’elles sont presque toutes à gauche politiquement, et veulent à tout prix apparaître comme sociales.
Ceci est si vrai que presque toutes les célébrités d’Hollywood : à l’exception du très remarquable Clint Eastwood qui est fondamentalement conservateur et vote républicain, toutes les autres votent démocrate, c’est-à-dire, aux États-Unis, socialiste.

Une histoire assez drôle est celle de George Clooney (Nespresso) qui avait invité tout Hollywood à une réception en l’honneur d’Hillary Clinton, dont le ticket d’entrée était, parait-il, de 340.000 $ et qui a été contraint d’annuler sous les tollés lorsque Sanders, le concurrent d’Hillary, s’est emparé de l’histoire.
Même Warren Buffet, le milliardaire qui a fait fortune en investissant à long terme, ne fait pas exception à la règle.
C’est bien lui qui a aidé l’administration Obama à augmenter l’imposition sur les plus-values en faisant valoir que lui payait proportionnellement moins d’impôts que sa secrétaire.

Il oubliait simplement que son imposition est essentiellement une imposition sur les plus-values, donc limitée à 15% sous Georges Bush 2 et 20% sous la présidence Obama alors que l’imposition marginale sur le revenu peut monter jusqu’à 39,6% ; mais le fait que son imposition sur les plus-values soit limitée à 20% trouve sa justification dans les risques de perte qu’il encourt, alors que sa salariée est assurée de toucher son salaire tant qu’elle est employée et même au-delà grâce aux indemnités chômage.

Il y a là une réaction humaine assez compréhensible que de vouloir en quelque sorte s’excuser d’être devenu riche et d’avoir réussi en encourageant tout ce qui peut paraître social et en particulier tous les programmes d’état qui prétendent venir en aide aux plus défavorisés.

Mais ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que la plupart de ces programmes servent d’abord à enrichir ceux qui les distribuent et finalement se retournent contre l’idéal qu’ils prétendent servir en écrasant de prélèvements ceux qui réussissent et découragent ceux qui pourraient créer des emplois. En étant social, ces nouveaux riches créent le chômage pour les jeunes ou les condamnent à un assistanat sans fin.

Il existe pour les nouveaux riches une autre manière beaucoup plus efficace d’être social, c’est de créer une fondation avec leur fortune et de veiller à ce qu’elle soit distribuée avec efficacité.
C’est ce que les États-Unis ont su faire puisque déjà Tocqueville s’ébahissait de la générosité individuelle et de la multiplication des fondations outre-Atlantique.

Ce que l’on sait moins, c’est que le total de l’activité des fondations américaines est de très loin supérieur à l’activité de l’État puisque leur chiffre d’affaires est d’environ deux fois et demie le budget civil de l’État fédéral et des 50 états.

Mais il n’est pas sûr que l’entrepreneuriat qui a permis cette explosion de la générosité individuelle se poursuive sous les coups conjugués d’un parti démocrate envahi par les théories communistes, les attaques d’économistes marxistes se cachant sous le manteau de la recherche scientifique et le désarroi de conservateurs qui ont perdu la compréhension du lien entre entreprenariat et justice sociale.

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